2 Février : A Reims, faire l'effort
La dernière venue de Montpellier à Reims date de la première saison en Division 3 (2002 / 2003), les Phenix renaissaient à peine des cendres laissés par les Flammes Bleues. C'est dans une ville qui a fait partie de la grande histoire du hockey sur glace français, que les VIPERS ont rendez vous avec la leur. Une histoire qui reste à écrire..
Lionel BILBAO y avait trouvé une place dans ce qui était l' "Elite" du Hockey français de l'époque. Un jeune Basque d'Anglet plein de fougue et d'envie qui avait inscrit son nom dans l'alignement phare des fameuses "Flammes Bleues de Reims. C'est le même garçon enthousiate et volontaire qui sera ce samedi à Bocquaine pour y poursuivre un parcours d'entraîneur dans lequel il met la même ardeur que celle qui l'a toujours habitée en tant que joueur.
Comme un clin d'oeil, ce sont les successeurs des Flammes Bleues, les PHENIX, qui ont
fait appel à Pascal RYSER.
Le Suisse et le Basque se sont croisé à Montpellier. L'un était alors le capitaine de l'autre, les deux faisaient alors l'histoire des VIPERS.
La venue à Montpellier des PHENIX en match aller avait coïncider avec le déclic qui avait amené 8 victoires consécutives. C'est 8 matchs qui restent à jouer dans cette phase retour.
Amoindris, les VIPERS qui restent valides doivent pourtant fournir l'effort qui leur permettra de rester encore dans le carré final. Un effort qui sera récompensé lorsque les blessés les
rejoindront enfin et que le groupe pèsera de toutes ses forces dans la dernière ligne droite.
Les PHENIX, un mélange d'anciens...
En voyage, les Champenois ont battu qui il fallait pour s'assurer d'un maintien, objectif prioritaire de la saison. Le Vésinet (2-7), les rivaux directs de Cergy (5-7) mais aussi les Galaxians d'Amnéville (3-5), ce qui devenait une performance. Ne cherchons pas le nombre de points correspondant à ces résultats. Pour s'être trompé dans une licence, la FFHG a pénalisé les PHENIX d'un point de moins, donc 10 = 9.
et de nouveaux.
Les Phenix de Reims (voir la présentation de Division 1) mêlent leur formation de l'équipe Espoir Elite et leurs anciens. Un appoint Nord Américain par dessus tout ça et vous avez les PHENIX.
Le gardien titulaire semblait être le polonais Marek Raczka, mais depuis un certain match contre Bordeaux, le jeune Dimitri Frapart lui ravit souvent le poste.
Christophe Marcelle, le glorieux ancien est revenu aider l'équipe. Moins ancien, Didier Lemoine et encore moins ancien, Wilfried Molmy avec Gaetan Tourte. Il y a aussi
l'universitaire Joe Mollard et les jeunes Tristan Lohout et Damien Morel.
C'est une courte histoire que celles des affrontements entre les 2 clubs.
Une anecdote qui remonte à la première saison 2002 / 2003 en Division 3. Les PHENIX devaient faire leur premier déplacement des Play Off à Montpellier. Jugeant la parution trop tardive, les Rémois
avaient voulu remettre le match. Il avait fallu leur tordre fortement le bras pour qu'ils soient contraints d'honorer le calendrier. Les VIPERS de Pascal Ryser l'avaient emporté 5-3. Le match
retour à Bocquaine s'était soldé par le même score quand les Montpelliérains avaient marqué 3 buts en 3ème tiers, sans riposte.

Pascal Ryser, sur le banc
Pour Montpellier, le couteau est sous la gorge. Les points sont maintenant obligatoires pour ne pas vivre un cauchemar, où la lecture des autres résultats s'ajoutera à ses propres résultats pour connaître son avenir.
Pour échapper à ce sort, les VIPERS n'ont d'autre choix que de gagner.
Ils garderaient ainsi une toute petite avance sur la meute des poursuivants qui reniflent tous la possibilité d'une place en carré final. Des poursuivants dont il ne faudrait pas retrancher les COQS, embusqués à 4 points...mais, avec 2 matchs en retard. Deux victoires probables, contre VIRY et Le VESINET les mettraient au coude à coude avec les VIPERS qui ne garderaient comme avantage le bénéfice d'un match gagné 7-1.
Les VIPERS ont toujours la seconde défense du championnat, option de départ de la saison pour une équipe qui a désormais besoin de bâtir sur la stabilité. L'attaque recule un peu avec les absences de Marc André Allard et Erik Möller, elle passe en 5ème position.
FAVORIS: Les 2 leaders ont fait parler la poudre et les muscles pour un affrontement qui promet en phase finale. Les Gapençais sont restés maîtres chez eux (8-5) avec 2 tiers temps, l'un de
3-0 pour Neuilly, l'autre de 5-0 pour gap...Le 3ème tiers (3-2) est sans doute plus proche de la proximité des 2 équipes. 3 points les séparent.
CHALLENGERS: Derrière c'est le peloton qui se regroupe. Il n'a tenu qu'à une énormissime défaite de Bordeaux à Cergy (6-3) que le point sauvé par les VIPERS leur permette d'être encore troisième avec 2 points d'avance. Avignon, Amnéville, Garges et surtout Courbevoie sont désormais revenus dans la roue des montpelliérains.
OUTSIDERS: Valence et Annecy ont des perspectives moins riantes pour la qualification. Légèrement décrochés, avec un calendrier relativement lourd à gérer, ils ne devraient une éventuelle qualification qu'à un exploit retentissant.
COMPLIQUES: Cergy et Reims y voient un peu plus clair. L'horizon bouché du maintien s'éclaircit de plus en plus surtout que le reléguable va devoir les affronter, l'un et l'autre.
MISSION IMPOSSIBLE: Il reste au Vésinet un espoir infinitésimal. Battre les deux mieux placés et réaliser une perf contre une équipe de haut ou de milieu de tableau. Rien d'infaisable.
SALONS EVOLUTION
Nicolas et Valérie Biron sont parents de jeunes hockeyeurs, Gabin et Rudy. Partenaires de la première heure, nous sommes heureux de les saluer à l'occasion de la présentation du match de Reims. Autant que leur partenariat nous les remercions de leur implication dans le Hockey Mineur du Club, pour lequel ils ne comptent pas le temps passé à aider, à accompagner, à faire vivre et animer.
Nicolas est un membre de la section de Hockey loisir qui compte maintenant près d'une centaine de licenciés.
Les salons Evolution sont présents dans les galeries marchandes, d'Auchan Pérols, Carrefour à Lattes et Géant à Montpellier.
On ne va pas parler d'épuisement, mais plutôt d'une rupture physique, seul le mental les a tenu.... On perd Franck (Saunier) au début du match, touché aux adducteurs, Andrej (Bozik) est chargé contre la bande, la jambière a tourné et son genou l'a gêné tout le long du match, puis Yann (Fornaguera) sort sur coup de coude et de genou au milieu du second, ça nous enlève deux avants. Dans le "money time", à 5 minutes de la fin, l'arbitre nous enlève Marek (Michalovic) et Rich' (Richard Filip) qui s'indignait de la minable attitude d'un joueur de Valence après le but égalisateur. On se fait enlever Alexis (Billard) pendant 12 minutes en fin de première période. J'avoue, en tant que coach, que ce fut un match très très difficile à gérer, où il fallait essayer de tout anticiper: La fatigue, les remontées de l'adversaire, les pénalités, les blessures... On voyait la difficulté à avancer qui crispait le visage des joueurs, on pouvait lire leur fatigue dans leurs yeux. Il fallait malgré tout être là, à communiquer,à remotiver, à encadrer tout ça, demandant aux joueurs si ils étaient à 100% pour le prochain shift, leur demandant de mettre encore plus d'intensité dans un match où Valence mettait beaucoup de rythme. Nos deux buts d'avance ne pesaient pas bien lourd dans ce contexte. C'est pour ça que je dis que les garçons se sont battus jusqu'au bout pour 'conserver' ce point. Ils ont même tenté beaucoup pour mettre le troisième. Je suis très très fier de leur courage et de leur prestation samedi soir à Végapolis.
La chance n'était pas avec nous samedi soir... Le premier but encaissé vient d'une erreur individuelle... et "erreur", dans ce cas, reste un bien grand mot. Un manque de puissance dans le
dégagement du puck le long de la balustrade, le palet ne sort pas et le défenseur adverse peut le jouer, Valence marque à 5 secondes de la fin du 2ème. Au vestiaire avec 2-0 à la fin du 2ème tiers
temps, c'était une chose, 2-1 tout autre chose. Les gars à la pause étaient pétrifiés, sachant les efforts consentis pour préserver les 2 buts d'avance. Les Lynx, eux, ont commencé à y croire
vraiment. Le second but intervient dans les 5 dernières minutes du match. Assiégés, déjà en infériorité, l'arbitre nous met à 5 contre 3 pour un geste de Massimo (Alfieri) devant la cage, une
pénalité qu'on ne siffle normalement pas à ce moment du match, mais lui l'a fait. On encaisse un but à une seconde de la fin du Powerplay, bêtement, après un 3-contre-5 bien géré de la part de mes
joueurs. A 1 seconde, ça tape sur les nerfs, c'est sûr. Tout de suite après, on a su remettre la pression, se remettre à l'offensive... Massimo et Andrej sont allés bourdonner autour de la cage, on
se crée deux occasions avec des lancers dangereux. Ca n'a pas voulu...
On a fait deux bonnes périodes, pas spectaculaires, mais très correctes, contre une équipe difficile à manoeuvrer, la troisième, quant à elle, a réclamé beaucoup de mental de la part de tous, fallait être là, présent, avec si peu de joueurs.
Reims est une équipe qui n'a rien à perdre. Déjà "au chaud" au niveau des points, avec une bonne petite avance sur Le Vésinet. Le maintien acquis les Phenix n'ont plus grand chose à jouer dans le championnat, à part, bien sûr, faire tomber ceux qui sont encore dans la course aux play-offs. Avoir un effectif nombreux, ne veut pas dire avoir un effectif de grande qualité. On avait su se montrer au dessus d'eux lors du match aller, on avait fait le jeu et ils avaient procédé en contre. Il va falloir montrer le même sérieux, la même application ce samedi même si le schéma sera différent. C'est, avant tout, un match à l'extérieur dans lequel il ne va pas être question d'aller les chercher dans leur zone défensive. Il nous faut être bien en place, attentif à ne pas commettre d'erreurs, sachant gérer le match en préservant nos forces. L'efficacité sera la clef du match, car les occasions seront très rares, il faudra les mettre au fond et ne surtout pas gâcher nos occasions en power play. Je vois un match très tactique, où il faudra rester vigilant et appliquer le plan de match. Nous, on sera en place défensivement dans l'attente de contres..
Je n'ai encore rien décidé. On enlève le plâtre à Marc-André vendredi, il se reentraîne déjà avec le groupe, hormis quelques exercices, depuis quelques jours. Au cas où il serait autorisé à partir avec nous à Reims, on tiendra compte de son retour. Du coté de Yann, c'était un gros hématome interne, rien de lésé. Il reste de repos jusqu'à jeudi, on verra alors s'il peut jouer samedi. De façon générale, je suis un entraîneur qui refuse de prendre des risques de santé avec les joueurs. On écoute les médecins à Montpellier, pas de surenchère avec la santé. J'en ai trop souffert. Cette semaine, on va faire un planning plutôt light jusqu'à jeudi. Même si ils ne sont pas "blessés", les joueurs ont des petits bobos un peu partout, et il faut gérer fatigue, stress pour ne pas avoir encore plus de blessés. A partir de jeudi, on s'y remet, avec un gros travail tactique de préparation pour le match qui vient. Les joueurs sont physiquement prêts, il n'y a pas de soucis sur ce plan là, mais il faut tout de même les laisser se régénérer un peu. Cette semaine, on s'entraînera peut être moins, mais on fera en sorte de le faire intelligemment.
Tout d'abord, quel championnat..!!! La formule de la poule unique a démontré son intérêt sportif. La défaite de Bordeaux nous aide bien après notre match nul contre Valence mais elle montre que
personne n'est à l'abri. Au niveau comptable, tout va très vite dans ce championnat et surtout tout peut arriver. Courbevoie a encore ses deux matchs de retard à jouer, ils seraient au même nombre
de points que nous, s'ils avaient gagné ces rencontres, ce qui les mettrait à la troisième place ex-aequo, quatrième au goal average. Après celà, on a trois équipes à 20 points, on peut être
certain que la lutte pour la qualification sera chaude jusqu'à la dernière journée. L'important maintenant, c'est de gérer notre propre route. Dans 15 jours Bordeaux va jouer Neuilly, après c'est
au tour des autres de le faire, certains auront aussi à jouer Gap, notre destin repose sur nous même. C'est pas le moment de se louper. Pour ces trois prochains matchs (Reims, Viry et Le Vésinet)
prendre 6 points est dans les possibilités de notre équipe diminuée, en attendant les retours. Mais avant de spéculer, il faut gagner. Ca se jouera samedi à Reims.
Propos recueillis par Scratcher
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